MOURIR ET RENAÎTRE : LE POUVOIR DE LA TRANSFORMATION : PÂQUES 2019

16/04/2019

Bonjour chers yogis !

 

J’espère que la vie vous sourit et que, parmi les milles activités de nos vies surbookées, vous arrivez à prendre le temps de contempler la nature en train de renaître et les jeunes pousses qui commencent doucement et joyeusement à recouvrir nos allées et nos jardins de toutes les couleurs.

 

 

Renaître, quel mot magique. Renaissance, nouvelle ou seconde naissance. La renaissance du phénix. Le renouveau, le renouvellement, une nouvelle vie, un nouvel essor. Voilà un mot qui va bien à cette période de l’année. Printemps, primus tempus en latin, le début de l’année solaire, correspondant au signe astrologique du Bélier, le premier de la roue du zodiaque. C’est un moment privilégié de l’année, où l’on sent l’urgence du changement, l’envie d’agir concrètement pour incarner nos rêves, nos désirs dans la matière.

 

Mais, pour naître, ou renaître, il faut d’abord mourir. La mort, c’est un passage incontournable du processus de transformation. Le 'nettoyage de printemps' fait partie de cette dynamique. Dans chaque processus alchimique de transformation, la première étape est celle peut-être la plus difficile, celle qui nous engage à nous séparer des parties de nous qui n’ont plus lieu d’être, de ce qui en nous doit mourir pour nous permettre d’entreprendre un nouveau chemin, un nouveau voyage. Tel un pèlerin dont le sac est devenu trop lourd à porter, nous devons donc nous débarrasser des poids encombrants qui nous empêchent d’avancer sereinement sur notre parcours. Et cette semaine c’est le moment idéal pour le faire.

 

À la fin de cette semaine, nous fêterons Pâques. Pour les chrétiens, il s’agit peut-être de la fête la plus importante du calendrier religieux, la date où l’on commémore la mort et la résurrection de Jésus. Mais les origines de cette récurrence sont bien plus lointaines. Autrefois, chez les païens, elle célébrait le début du printemps. D’ailleurs, on voit bien que Pâques ne tombe pas tous les ans à une même date. Cette date est fixée sur la base du cycle lunaire. Il s’agit du « dimanche qui suit le 14ème jour de la Lune qui atteint cet âge le 21 mars ou immédiatement après », selon ce qui a été établi par le Concile de Nicée en 325. En d’autres mots, Pâques tombe le dimanche qui suit la première pleine Lune après l’équinoxe de printemps du 21 mars. C’est là où l’on fête  le retour la lumière, la renaissance de la nature après les longs mois d’hiver, de « mort », ce qui était parfois symbolisé dans les temps anciens par le retour ou le réveil d’une divinité.

 

C’est un moment de l’année où l’on peut sentir que quelque chose doit être dégagée, libérée et lâchée pour que l’on puisse avancer vers une nouvelle direction. Quelque chose en nous doit mourir. Alors :

  • Quels sont les comportements, les addictions, les habitudes qui nuisent à mon énergie ?

  • Dans quelle partie de mon être (mentale, émotionnelle, physique) mon énergie est coincée dans des réponses du passé, qui ne sont plus d’actualité ?

  • Quels vœux, contrats ou promesses m’empêchent d’être libre, d’être moi-même ?

  • Quelles relations, au lieu de me nourrir, me vident de mon énergie ?

  • Quelle partie de moi ne souhaite pas grandir, évoluer, par peur de l’autonomie, de l’indépendance, de la responsabilité ?  

Pendant cette semaine qui précède la résurrection de la Lumière, notre propre renaissance, l’invitation est à réfléchir à quelles parties de nous il est temps de dire adieu. Faire des adieux, ce n’est pas toujours facile, mais c’est l’épreuve que l’on doit franchir pour pouvoir passer à autre chose. Pour ouvrir de nouvelles portes, il faut d’abord fermer les anciennes. Et c’est maintenant le moment parfait pour le faire. Il ne s’agit pas de tout changer du jour au lendemain, mais de prendre un temps pour soi, pour réfléchir et dialoguer avec toutes ces parties de nous qui nous ont bien accompagnés jusqu’à présent, mais qui n’ont plus rien à faire dans notre vie à ce stade. C’est un processus intime, qui demande du silence et de l’introspection.

 

La proposition de pratique de cette semaine est la suivante : à chaque fois où l’on se trouve sur le tapis ou sur le coussin de méditation, prendre le temps de faire le vide à l’intérieur de soi et de dialoguer avec l’enfant qui habite en nous et qui a peur de l’inconnu. L’enfant qui s’accroche aux chemins déjà parcourus, aux schémas acquis. La proposition est de faire tabula rasa, de rassurer cet enfant, et de prendre la décision ferme et courageuse de lâcher ce qui doit être lâché. De faire le deuil de ce qui doit être viré de notre vie, pour renaître et, tel un phénix, s’envoler dans les plus hautes contrées de nos rêves les plus sauvages et merveilleux.

 

J’ai pratiqué en début de semaine cette séquence de Boho Beautiful, qui m’a beaucoup aidée à « lâcher », grâce à la force de l’élément eau.

 

Et, si vous souhaitez venir pratiquer avec moi, je vous attends, avec grand plaisir, chez Hyksos Life.

 

Belle semaine à vous et joyeuse pratique !

 

Namasté.

 

 

 

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Calcul_de_la_date_de_P%C3%A2ques

 

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